Pages

mardi 18 octobre 2011

Santé : Le téléphone portable pas si nuisible que ça.


Image utilisateur

L'annonce avait fait l'effet d'une bombe début juin, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) certifie que l’usage fréquent et régulier du téléphone mobile, à raison de 30 minutes par jour pendant 10 ans, majorerait de 40 % le risque de cancer. L'impact fut immédiat, des solutions, plus ou moins fiables, sortant de-ci de-là, textoter au lieu de téléphoner, utilisation de l'oreillette, etc. Et les sociétés de téléphones mobiles ont vu leurs ventes chuter en conséquence.
Cependant, le Journal of the National Cancer Institute à publié, ce 27 juillet, les résultats d'une étude démontrant que les risques de cancers prétendument liés n'avaient en réalité aucun lien avec l’usage de téléphones portables.

Les inquiétudes de l'OMS


Si, l'OMS à décider de changer de classe les téléphones portables - pour mémoire ils sont passés de « inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'homme » à « peut-être cancérogènes pour l'homme » - c'est que les suspicions ont été de plus en plus fortes ces dernières années. Le téléphone cellulaire étant une technologie récente, les effets sur la santé n'avaient encore jamais été réellement étudiés, le recul étant trop faible. Cependant, l’étude Interphone présentait un rapport sur 10 ans, et a fortement pesé dans la décision de l'organisation. Son évaluation des risques à long terme de la téléphonie mobile identifie qu'il y a une augmentation proportionnelle des risques de gliome durant une exposition régulière de dix années. Un Gliome est une tumeur du cerveau issue du tissu de soutien (ou glie). Ce type de tumeur est rare, et son pronostic est extrêmement variable. Un risque non négligeable donc.
On notera que le groupe de travail n'a, par contre, pas quantifié le risque et aussi que les téléphones ayant évolué depuis 10 ans, la dangerosité a baissé en proportion, et donc l'étude reste partiellement incomplète.

Comme dans tous les cas médicaux incluant un risque pour l'homme, le principe de précaution est par défaut enclenché, l'OMS a donc augmenté sa notation en conséquence. Décision extrêmement médiatisée, car le portable est devenu un objet du commun, si ce n'est un indispensable pour certains. Nombre de gens dorment d'ailleurs avec sous l'oreiller (votre serviteur compris Image utilisateur)...

Une nouvelle étude contredit cette décision

Image utilisateur

Cette nouvelle étude des chercheurs de l’institut national du cancer des États-Unis porte sur les comportements téléphoniques antérieurs d'un millier de sujets tous âgés de 7 à 19 ans, en plein dans la génération la plus accro au mobile donc. Dans le lot, 352 sont victimes de tumeurs cérébrales, et 646 sont sains.
D'après le rapport, environ 55% des patients et 51% des personnes témoins (non malades) étaient des usagers réguliers des téléphones mobiles. Dans les deux cas, les différences sont minimes et probablement dues au hasard. Notez que pour plus d'un tiers des participants, les chercheurs ont utilisé les données des opérateurs, et non les « souvenirs » des patients sur la fréquence de leur utilisation du téléphone. L'étude a aussi regardé si les jeunes possédant un abonnement de téléphonie mobile depuis longtemps présentaient un risque de tumeur du cerveau plus élevé que les utilisateurs irréguliers.
En réalisant ces statistiques, les auteurs ont pu éliminer tout lien possible entre la fréquence d’exposition et l’apparition de la maladie : les habitués du mobile n’étant pas plus important dans le groupe atteint que dans le groupe sain. De même, et autre inquiétude, l’usage répétitif du téléphone d’un seul côté de la tête ne semblerait pas influer sur le risque de tumeur localisée.

On peut néanmoins reprocher à cette étude le fait que, se basant uniquement sur des jeunes, elle n'a pas prise en compte le fait que ceux-ci textotent beaucoup plus qu'ils ne s’appellent entre eux. Or selon la précédente étude, envoyer un sms au lieu d'appeler réduit de 10 le risque de cancer.

A l'avenir


Les résultats de ces études sont, de toute manière, à relativiser et à ne pas prendre pour argent comptant, d'autres études à encore plus long terme - comme le projet Mobikids, un projet international, qui vise à étudier les risques de tumeurs cérébrales chez les enfants et adolescents par exemple - pourront peut-être permettre enfin de trancher.
De la continuité, des études sur les risques dus aux ondes micro-ondes, ou encore aux antennes téléphoniques sont en cours, l'OMS est loin d'avoir fini de s'interroger sur la question.

En attendant une seule chose à dire aux quelque 4,6 milliards d’utilisateurs de portables : wait and see.


Sources :

mercredi 24 août 2011

Nouveau record du monde pour Dinoplagne



Image utilisateur
Le célèbre site de Plagne, un village de l'Ain, qui possédait déjà le record du monde de la plus grosse trace de dinosaure découverte lors du début de la campagne de fouilles en 2009, vient d’augmenter encore sa valeur scientifique en dévoilant aux scientifiques une piste de plus de 155 mètres d’empreintes d'un même dinosaure. Odysseus (en référence à Ulysse et à son Odyssée) le dinosaure de Plagne, mesurerait plus de 30 mètres de long pour un poids avoisinant les 50 tonnes.
Pour rappel, le précédent record était portugais, avec 147 mètres et 50 centimètres.
Et la piste pourrait s’étendre encore d'après Jean-Michel Mazin, directeur de recherche au CNRS, l'un des responsables de la campagne bénévole de fouilles.

Citation : M. Mazin, CNRS
On peut suivre ce géant sur 150, 160 et peut-être 180 mètres et mieux comprendre comment il marchait

Dès à présent, les scientifiques, enthousiastes, ont réussi à déterminer la vitesse de déplacement de l’herbivore de 40 tonnes. Odysseus, dont les traces font plus d'un mètre de diamètre, aurait ainsi mis neuf minutes à parcourir ces fameux 155 mètres, il y a 150 millions d’années. Soit une vitesse légèrement supérieure à 1 km/heure.

Cette région du massif du Jura était très fréquentée par de nombreux sauropodes, de grands herbivores à long cou, on suppose qu'Odysseus était un cousin des diplodocus.

Les fouilles, suivies des études scientifiques devraient s’étaler sur deux ans encore, soit jusqu'en 2013.

Sources :

dimanche 21 août 2011

Sauvegarde des espèces des îles Caïmans

Les îles Caïmans sont l'un des plus beaux endroits de la planète, et l'on peut y observer des centaines d'espèces rarissimes telles que les perroquets « Amazones de Cuba » (Amazona leucocephala caymanensis), de petits rongeurs du type des « Agoutis ponctué »(Dasyprocta punctata) ou même des Gecarcinus ruricola, une espèce de crabe terrestre. Parmi toute cette diversité, certaines sont malheureusement en voie de disparition.

Image utilisateur Image utilisateur Image utilisateur
Les îles Caïmans.


Image utilisateur

L’iguane bleu des îles Caïmans, fait partie de ce contingent d’espèces menacées, il est en effet classifié par l'UICN : CR, soit « Espèce en danger critique d'extinction ». Son effectif restant s’élevait il y a encore quelques années, à moins de 15 individus dans la nature. Et, fort heureusement, grâce à l'intervention bienvenue de grosses ONG britanniques et américaines, sa population a atteint, en neuf ans, l'effectif de 500 individus .
Ce sont d'ailleurs les Anglais de l’ONG National Trust qui ont coordonné le programme de sauvetage. Grâce à des aides locales et internationales, ils ont réussi à relâcher (depuis la création de l’initiative) plus de 500 reptiles élevés en captivité dans la nature. Juste à temps.

Citation : Fred Burton, Directeur du programme de réintroductions en milieu naturel des animaux captifs
Nous nous attendons à atteindre notre objectif de 1 000 iguanes vivant à l'état sauvage dans des aires protégées et gérées, d’ici quelques années. Après cela, nous allons surveiller ces iguanes pour nous assurer qu'ils se reproduisent en nombre suffisant pour maintenir la population sauvage. Si nous obtenons des résultats positifs, nous aurons réussi.

L’iguane bleu de l'île de Grand Cayman, d'une taille d'environ 1,50m pour quatorze kilos, peut vivre jusqu'à 69 ans et est présent dans la plupart des régions littorales de l’île. Si sa population s'est vue réduite à moins d'une vingtaine d'individus seulement il y a dix ans, c'est principalement à cause de la destruction de son habitat initiée par l'homme (directement ou non). Il reste cependant l'un des plus gros animaux peuplant les alentours, et représente un important maillon de l’écosystème, sa disparition totale aurait pu entraîner dans son sillage d'autres espèces, relativement rares, présentent sur l’île.
Image utilisateur

D'autres animaux sont menacés, les tortues par exemple. Ces Iles possèdent un élevage de Tortues Vertes (Le Cayman Turtle Farm), situé dans le quartier West Bay, sa réserve (qui est visitable) compte plusieurs dizaines de milliers de membres de cette espèce classifiée par l'UICN : EN, soit « En danger ». La tortue verte est une tortue marine qui pèse entre 110 et 190 kg environ et qui peut vivre jusqu'à 80 ans dans la nature. Les animaux y sont élevés à la fois pour la consommation locale, mais aussi pour être relâchés dans la nature (conservation de l'espèce).

La ferme produit plus de 1800 tortues d'élevage par an. Et, entre 1980 et 2006, cette ferme peu commune a libéré environ 30 600 tortues dans la mer. Grâce à un marquage placées sur chaque animal, les tortues relâchées ont été repérées à travers toutes les Caraïbes !

La mobilisation pour la protection de la faune et de la flore que l'on constate ici, sont de beaux exemples du fait que si l'homme peut détruire, il peut aussi préserver et sauver. Cela, avec seulement un peu de bonne volonté ;) .


Sources :

mardi 9 août 2011

Brève : Les antioxydants sont excellents pour la fertilité


Selon une étude de l'université de Western Australia, publiée dans la revue Ecology Letters, des scientifiques ont démontré que le meilleur moyen de se prémunir (et même de prévenir) la dégradation de la spermatogenèse - la production de spermatozoïdes - était de consommer de la vitamine E et du bêta-carotène qui sont de puissants antioxydants. L'étude, pourtant réalisée sur du sperme de grillons, a démontré que ces deux molécules seraient bénéfiques pour la fertilité masculine, en améliorant la qualité globale du sperme.
Rappelons que, en France, 5 à 10 % des couples rencontrent des difficultés pour concevoir et, dans 40% des cas, l'infertilité est due à une cause masculine. Selon de récentes études, l'homme est de moins en moins fertile.
Image utilisateur

Ainsi la consommation d'aliments de couleur orange donc riche en bêta-carotène (tels que le melon, la carotte et la mangue), et d'aliments riches en vitamine E (tels les amandes, l'huile de soja et les brocolis), pourrait contribuer à la bonne qualité du sperme.
Cette étude qui s'inscrit en continuité d'une autre expérience publiée en janvier dans The Cochrane Library par des Australiens, a montré que la prescription à des hommes, disposant d'une faible quantité de spermatozoïdes, d'antioxydants dont la prise s'effectue par voie orale, comme de la vitamine E, le zinc ou encore le magnésium améliorait leurs chances de féconder leur partenaire.

Cependant, le Dr Lévy-Dutel relativise :
Citation : Dr Laurence Lévy-Dutel, endocrinologue-gynécologue
Avoir une une alimentation riche en anti-oxydants, comme la vitamine A, C et E, en oméga 6 et 3, avoir une activité physique, une bonne hygiène de vie, permettent en effet de régulariser un milieu métabolique potentiel pour favoriser la fertilité. Mais ce n’est pas un traitement.

Ainsi, ne considérez pas cela comme un remède miracle.


Tout de même intéressé ? Voici une petite liste des :

Aliments riches en vitamine EAliments riches en bêta-carotène
les amandesla patate douce
le germe de bléle melon
l'huile de foie de moruele chou vert
le safranla courge
l'huile de maïs et de sojal'abricot
le brocolile potiron
les noixles épinards
la manguela mangue


Et, pour citer Futura-Science, remarquez que : « La mangue, faisant partie de ces deux catégories, est ainsi la championne de la fertilité masculine ! ». ;)

Sources :

dimanche 7 août 2011

Brève : Une étude montre que la mémoire fonctionne différemment à l'ère de Google

Image utilisateur
Selon les résultats d'une recherche, financée par le National Institutes of Health et le département psychologie de l'Université de Columbia, l'omniprésence des moteurs de recherche Internet, comme Google, a changé la façon dont notre cerveau se souvient de l'information. Ceci est considéré comme la première recherche de ce genre sur l'impact des moteurs de recherche sur l'organisation de la mémoire humaine.

La psychologue Betsy Sparrow nous parle de son sujet de recherche, qui examine la nature changeante de la mémoire humaine :

Citation : Dr Sparrow, Columbia University
Depuis l'avènement des moteurs de recherche, nous avons réorganisé la façon dont nous nous souvenons des choses.
Notre cerveau tant à se reposer sur l'Internet pour la mémoire de la même façon qu'il se repose sur la mémoire d'un ami, d'un membre de la famille ou d'un collègue. Nous nous souvenons de moins en moins de l'information par nous même si l'on sait où l'information peut être trouvée.
La recherche de Sparrow révèle que nous oublions sciemment ces souvenirs, nous sommes apparemment suffisamment confiants en Internet pour cela. De fait, nous sommes plus enclins à nous souvenir de choses dont nous ne sommes pas certains qu'elles soient disponibles en ligne. Et nous sommes plus en mesure de nous rappeler le cheminement pour retrouver quelque chose sur Internet que nous le sommes à nous rappeler l'information elle-même.

Dans son rapport, Sparrow explique qu'Internet est devenu une forme primaire de ce que les psychologues appellent la « mémoire transactive », ce qui signifie que les souvenirs nous sont extérieurs, mais que nous savons quand et comment y accéder. Selon elle, une meilleure compréhension de la façon dont notre mémoire travaille dans un monde possédant des moteurs de recherche pourrait changer l'enseignement et l'apprentissage dans tous les domaines.

Citation : Dr Sparrow, Columbia University
Peut-être que, ceux qui enseignent, quel que soit le contexte, qu'ils soient professeurs d'université, médecins ou chefs d'entreprise, vont devenir de plus en plus axés sur la transmission de la compréhension des idées et des façons de penser et moins axés sur la mémorisation elle-même.
Et peut-être que, ceux qui apprennent, deviendront moins occupés par des faits et plus engagés dans les grandes questions de compréhension.
Reste à savoir si, lors des examens, les étudiants pourront accéder à Google ;).

Sources:

Image utilisateur News.columbia.edu (Article + vidéo)
Image utilisateur Boytown : Google nous fait-il perdre la mémoire ?
Image utilisateur Slate.fr (Article)

    vendredi 5 août 2011

    Le patrimoine égyptien s'agrandit de 17 nouvelles pyramides

    Image utilisateur
    Le Dr S. Parcak
    Université de l'Alabama
    Elle ne porte pas The Poet le mythique feutre ni de veste de cuir, elle ne se bat pas et n'a pas de fouet, elle n'a pas un nom de chien et n'a pas les yeux bruns, et elle n'a pas été espionne et n'est pas herpétophobe...
    Non, c'est sûr, le Dr. Sarah Parcak n'est pas Indiana Jones, cependant c'est bien une archéologue, et non des moindres : elle a récemment découvert, en Égypte, pas moins de 17 pyramides, 1000 tombes et 3000 maisons à Saqqarah (sud-ouest du Caire) et Tanis (nord-est). Une découverte aussi phénoménale que conséquente, possible uniquement grâce à l’outil de prédilection de cette archéologue hors du commun : Le Satellite ! En effet, Sarah Parcak est une spécialiste de l'utilisation de l'imagerie spatiale et à infrarouge pour l'archéologie !
    Et l’Égypte, son terrain de jeu, est encore loin de nous avoir livré tous ses secrets. Tous ont en tête les images des célèbres pyramides de Gizeh, pourtant il existe encore de nombreuses constructions, qui attendent toujours d’être mises au jour.

    Coincé dans un stéréotype ?

    Une nouvelle étude, publiée dans le Bulletin des sciences humaines de l'Université de Stanford, a constaté que les stéréotypes négatifs peuvent empêcher les élèves issus des minorités d'apprendre des matières académiques. Cette étude, basée sur des recherches existantes, a été menée par des psychologues de l'université dans la continuité de recherches déjà effectuées par d'autres universités.